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Correspondance avec le Ministre des affaires municipales M. Fournier

Lettre du Ministre à la Ligue -- 25 jan 04

Lettre réponse de la Ligue au Ministre -- 5 fév 04
Lettre de la Ligue au Ministre pour protester sur le contrôle injuste des loyers -- 5 fév 04


(25 janvier 2004)  
Le 25 janvier 2004

M. Jean-Marc Fournier,
Ministre des Affaires Municipales du Sport et du Loisir,
10, rue Pierre-Olivier-Chauveau
Québec (Québec) G1R 4J3

re: Indices Régie du logement

Cher Monsieur le Ministre,

Je vous remercie  de l'attention que vous avez apportée en m'avertissant du dépôt du rapport du Groupe-conseil Roche sur les indices de la Régie du logement.

Cependant, votre lettre nous arrive en même temps que la publication des indices 2004 de la même Régie qui sont un mépris évident des compétences intellectuelles de l'ensemble des propriétaires de logements du Québec, et un mépris total de leur apport à l'économie de notre Québec.

-Allouer 0.0% pour l'électricité alors même qu'Hydro vient d'annoncer une hausse de 3% et annonce une autre hausse pour avril,

-Allouer 4.3% et 4.1% pour l'entretien et les travaux majeurs alors même que le double est nécessaire à la rentabilité des investissements,
Allouer depuis plus de 10ans un indice de 0.5% pour le revenu net,

Tout ceci démontre plus que du mépris et sous-tend évidemment une intention de dépouiller systématiquement les propriétaires en réduisant leurs revenus, année après année, en bas du minimum vital. Les propriétaires ont tous déjà compris cela, les indices 2004 de la Régie confirment leur opinion, ils ont déjà cessé tout investissement dans ce secteur devenu moribond; il ne se construit que du condo et des résidences pour personnes âgées. Un grand espoir planait tout de même qu'avec un nouveau gouvernement qu'on a élu, la Régie du logement serait inclue dans la ré-ingénierie.

Ce serait évidemment impensable de vous demander de voir à faire modifier immédiatement ces indices, mais je vous le demande en toute quiétude.

En ce qui concerne le Groupe Roche, j'apporte peu d'espoir qu'ils pourront offrir une solution équitable; ils ont été mandatés par la Régie du logement, sous l'ancien gouvernement, avec le mandat de rendre une solution "dans l'esprit actuel de la société québécoise", et on avait tout de suite compris. Je vous recommande fortement de faire refaire l'étude qui soit, cette fois-ci, à la demande et selon les orientations du gouvernement actuel, dans un esprit d'entrepreneurship.

Je demeure à votre entière disposition, et je vous pris d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments le plus distingués,
Pierre Aubry, président

Ligue des propriétaires
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  (5 février 2004)
Le 5 février 2004

M. Jean-Marc Fournier,
Ministre des Affaires Municipales du Sport et du Loisir,
10, rue Pierre-Olivier-Chauveau
Québec (Québec) G1R 4J3

re: Aide au logement

Cher Monsieur le Ministre,

            J'ai été surpris hier, en écoutant la télévision RDI, de l'oreille attentive apportée par M.Yves Séguin, votre confrère, à l'organisme FRAPRU et ses dirigeants, allant même jusqu'à ajouter qu'il y aurait de l'argent pris des riches pour supporter les pauvres,(voulant dire ceux que M.Saillant dit représenter).

            Le FRAPRU, vivant de subventions gouvernementales (dont la SHQ), fait la promotion de la construction de logements sociaux, et aussi de subvention aux personnes à faible revenu (incluant les assistés sociaux). Il y a effectivement un deuxième but dont le FRAPRU fait largement la promotion, c'est l'agrandissement du parc de logements de l'état et, parallèlement, l'élargissement de la sphère d'influence de la SHQ; il y a donc une motivation évidente pour la SHQ à supporter financièrement tous les organismes qui réclament la construction de logements sociaux.

            Quand on étudie, cas par cas, certains dossiers d'aide au logement, on ne peut que constater l'abus extraordinaire qu'on fait de l'aide gouvernementale. Madame, monoparentale, récemment arrivée au pays, après subvention paye $130.00 par mois pour un 4 1/2 chauffé qui coûterait $460.00 à un travaillant ordinaire. Elle n'a jamais rien contribué à la société québécoise, elle jouit d'un loyer ridicule auquel s'ajoute l'aide sociale, l'assurance maladie et un amas de petits avantages. Si on la compare à un travailleur à petit revenu qui doit payer plein loyer, ce subventionné vit considérablement plus à l'aise, sans travailler, que le travaillant; Il y a là une injustice qui ne se règle pas par la construction massive à grands frais de logements sociaux, mais plutôt par l'étude et l'épuration, cas par cas, des abuseurs du système. Il y aurait alors amplement d'argent dans l'enveloppe de l'aide au logement et de l'aide sociale pour couvrir les vrais besoins.

            Afin de vous aider dans cette décision, nous sommes à répertorier une série de cas d'aide au logement qui nous forcent à la réflexion, et dont nous vous ferons part.

            Entretemps, nous sommes à votre disposition pour approfondir ce problème et ses solutions, sans vous demander d'argent.

Pierre Aubry, président

Ligue des propriétaires